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jeudi 24 novembre 2016

Que se passe t-il dans les labos pharmaceutiques ?


 

 



 

Certains de mes collègues me disent, et cela revient peut être à vos oreilles :

Pression des chiffres, contacts et objectifs commerciaux à atteindre, multiplicité des tâches administratives pour alimenter des logiciels de transparence issue de la Loi Bertrand, loi qui encadre les relations industrie-corps médical, mal être des équipes commerciales qui se heurtent au « comment faire mieux » , Charte de la Visite Médicale de 2014, auto-évaluation des connaissances en ligne , transport...

Personne n’ose en parler, ou bien du bout de lèvres de peur de passer pour le vilain petit canard !

Les syndicats abordent ces problématiques en réunion pour alerter les opinions.

« Je vais bien, tout va bien, je suis gai , tout me plait » comme disait Dany Boon.

Eh bien, non, s’il y a de nombreuses choses positives à considérer dans notre écosystème, de petits grains de sable viennent gripper la machine.

Et les grains de sable dans une chaussure, au bout du chemin, cela use les pieds !

On parle du mal-être des établissements de soin dont le personnel est au bord du burn-out, car laissant leurs émotions au placard, infirmières, médecins et autres professionnels de soins se concentrent sur la conciliation d’une logique comptable et de gestion de lits, mais les partenaires industriels ne sont pas en reste.

Paradoxe des paradoxes, l’industrie s’efforce de soigner les équipes qui la compose,  alors que la base « terrain » n’en perçoit pas forcement tous les contours.

Regardez plutôt quelques réflexions qui interpellent les Délégués et Managers.

Les délégués aiment leur travail, mais ont souvent un œil sur ce que proposent les laboratoires en concurrence, c’est du moins ce que révèle le rapport 2016 sur la satisfaction au travail aux USA.

Près d’un délégué sur 2 est prêt à réexaminer sa position !

OUI ! Un sur deux !

Cela constitue un sérieux avertissement pour les compagnies qui les emploient, et les managers feraient bien de se poser la question :

« Qu’est ce qui qui permet de retenir les talents dans mon groupe ? »

Comment faire ?

Quatre réflexions :

 

1ere piste de réflexion : créer une culture de groupe.

Le métier de délégué est auto centré, mais de l’émulation et de la cohésion de groupe fédèrent l’esprit de compétition.

Les outils modernes de communication, application diverses, réunions de vente, webinaire, l’esprit de récompense doit être la préoccupation majeure de tout manager.

Ne pas se sentir hors-jeu contribue à créer une fidélisation importante.

Esprit d’équipe, team building, se sentir bien pour se sentir ensemble.

Force du groupe qui tient ses objectifs avec le manager en première ligne.

 

2eme piste de réflexion : responsabiliser !

Autonomie, souplesse, responsabilité, latitude dans l’activité est ce que préfèrent les délégués.

C’est d’ailleurs pour cela qu’ils acceptent ce type de poste.

Participation aux congrès, définition de stratégie, sentiment de diriger son affaire en nom propre, en centre de profit est excitant.

Malgré les longues heures de route, de temps passé en clientèle, ou sur l’ordinateur, c’est de loin les qualités professionnelles revendiquées pour l’obtention d’un poste.

Si le manager a le sentiment que le délégué s’ennuie, il est grand temps de le responsabiliser, de lui faire confiance, de l’intégrer aux processus de décisions.

En effet simplement implémenter ne donne pas vraiment de sens à la mission !

 

3eme piste : donner du sens !

Prime ou pas prime ? Curieusement, cet aspect apparaît comme la motivation essentielle pour beaucoup, mais il apparaît que cet aspect passe en deuxième position, après l’impact sur les ventes.

Le délégué se demande comment il va générer du sens auprès des médecins, qui va impacter la vie des patients.

Aider les gens à mieux être, guérir, participer à une mission de service public.

Partager des expériences de client, des histoires de patient réussies, des remontées terrain fiables et reproductibles, voilà ce qui donne du sens aux délégués.

Travailler main dans la main avec les médecins, les infirmières sur le bon usage des molécules ou des dispositifs médicaux, répondre à leurs questions, leur faciliter le travail est tout aussi générateur de satisfaction.

 

4e piste : se concentrer sur ce qui compte

On l’a compris, bien plus que l’argent, l’esprit de groupe, la souplesse dans les horaires de travail, ce qui compte pour les délégués, c’est générer des relations profitables avec leurs clients et fournisseurs, avec des conditions de travail dignes de ce nom.

Pour garder vos délégués de façon efficace, permettez-leur de donner le meilleur, notamment en réduisant l’activité administrative, pour se concentrer sur l’essentiel :

 

Le terrain !

Les clients !

Les projets !

 

De vraies réflexions pour des collaborateurs épanouis.

POURVU QUE CELA NE RESTE PAS QU UN VŒU PIEUX !

En tout cas, vive le « FEEL GOOD » management !

Bonne semaine !

Frantz DALLEMAND

NOVEMBRE 2016

 

 

dimanche 20 novembre 2016

Avez vous le sens de l'Humour ??


JUSTE POUR RIRE !!



Avez-vous idée des bêtises que nous sommes amenés à dire, voire à répéter (ce qui est pire !) lors de nos entretiens avec les professionnels de santé ?

Messages entendus au début de nos campagnes de visite médicale lors de séminaires, puis petit à petit, dilués.

Infos mêlée par les nombreux écueils des objections, des acquiescements, des engagements ou contrats passés et faut-il le dire, de nos propres certitudes aussi.

Ce qui fait que notre comm' est de temps en temps drolissime !

D’où finalement l’intérêt de confronter régulièrement nos messages à ceux des professionnels de santé pour valider  et revalider notre communication.

Est-elle scientifique, « marketée » -issue des cerveaux féconds de nos amis du service marketing ?

A nous aussi, de réfléchir à ce que l'on dit, car voyez-vous, nos médecins et pharmaciens notent bien nos remarques, eux..

Dans tous les cas, l’exercice n’est pas simple non plus pour les managers, chargés de relayer le message tout au long du cycle.

Eux aussi, rient bien des petits tracas du quotidien des VM ou DP !

 

Parce que de temps en temps, il est extrêmement bon pour la santé de se détendre, voici donc

quelques perles relevées dans les hôpitaux.

J’espère que cela vous fera sourire !

PS : ce blog est lu aussi par nos amis anglo -saxons...

Chers amis, merci de votre second degré...

Désolé mais c'est de l'humour français !!

Et là, je peux pas traduire !!

 



 

Dafalgan et Doliprane, ce n’est pas la même chose !!

 La couleur du Dafalgan fait tout de même beaucoup plus sérieuse !

 

Dans le bureau des internes , une tête qui surgit dans l'encadrement de la porte, sans le moindre bonjour :

- C'est où vos toilettes ?!? Non parce que je sais qu'ici au moins ça sera propre !

 

Lors de « staff » hospitalier avec les medecins

"p>0,1 vous voyez c'est vraiment significatif..." dit la Déléguée

 

"Alors on n’a pas refait les études chez l enfant pour redemander l'AMM parce que c est long, compliqué et cher...mais y a pas de soucis car avant, on l avait et ce qui est super, c est que vous pouvez toujours prescrire hors-AMM!"

 

Verbatim d’ un interne à propos d’une Déléguée :

"Mon médicament est le meilleur pour la maladie X chez la personne âgée car très bien toléré"

 Et là, la déléguée revient à la charge : "d'ailleurs, le Dr Y qui est la référente ici pour cette maladie X le prescrit en 1ère intention"

 et donc là, il n'y avait plus qu'à achever la dame du labo en répondant tranquillement :

"Bizarrement à son cours de la semaine dernière, le dr Y a dit qu'en 1ere intention il prescrivait un autre traitement..."

 Gros blanc jouissif »

 

De l’interne bien sûr !!

 

Une deleguee parlant d'un probiotique:

 "Alors notre probiotique est formidable parce qu'il sodo...euh pénètre bien au coeur les villosités intestinales"

 NON NON je t'ai entendu, cochonne !

 

Note de la rédaction : les médecins adooorent plaisanter en dessous de la ceinture et surtout detecter les perles s'y rapportant !

 

« Notre ARAII (ibesartan de mémoire) permet de réduire la protéinurie... Donc vous devriez le prescrire à vos patients

 _Oui, mais moi je suis interne en dialyse...

 _Oui, mais mon médicament réduit la protéinurie...

 _... Dialyse...

 _Oui mais enfin, vous savez bien que la protéinurie est un risque CV qu'il faut contrôler pour vos patients dialysés.

 

 _MAIS ENFIN, VOUS NE COMPRENEZ PAS, ELLE RÉDUIT LA PROTÉINURIE!!!

 

 _(et là vraiment très énervé) MAIS VOUS SAVEZ QUE DES NEPHROLOGUES DE LA REGION L'UTILISENT POUR REDUIRE CHEZ LEURS PATIENTS!!!

 _Pour réduire la protéinurie chez les patients dialysés?

 

 Sur ce, je l'ai foutu dehors, tout rouge et tout énervé, dit notre étudiant

 

REFLEXION D’ETUDIANTS HOSPITALIERS

 

Une étude avait montré que les labos avaient autant d'influence sur les médecins qui reconnaissaient écouter leur discours que chez ceux qui profitaient des bénéfices (dont les "pots") en affirmant ne pas tenir compte du discours.

Le seul groupe sur qui les labos avaient moins d'influence était les médecins qui ne profitaient jamais de rien et refusaient de les voir.

 

 "Je ne comprends pas trop, en quoi tu vas être manipulé/vendu parce que tu auras mangé une pauvre chocolatine?

Faut parfois garder son sens commun, ce n’est pas parce que tu vas au resto payé par la dame de M... que tu vas en prescrire à tout bout de champ... Et sinon je dois être le seul à avoir du pot, ou bien être un vrai débile, mais la plupart des délégués médicaux que j'ai vus étaient loin d'être les abrutis décérébrés que vous décrivez !"

Merci pour nous !

 

" Lors d'une présentation d'une gamme d'immunoglobulines, la représentante tremblait (alors que je suis que FFI ), puis elle arrivait pas à enchainer ses idées, c'était décousu, j'y pigeait que dalle parce qu'elle bafouillait, je voyais pas ou elle voulait en venir

 

 Elle me sort "ahh j'y arriverai pas aujourd'hui ... et puis surtout m'aidez pas hein...

 Ah ben dis comme ça, non je vais pas t'aider"

 

 

Un dernier classique pour la route :

le  PH : et dans votre famille il y a déjà eu des problèmes cardiaques ?  infarctus ?

 La patiente : mon père il a eu deux farctus...

 

 

Après cette tranche de rire, bonne semaine à tous !



 

Frantz Dallemand

Novembre 2016

 



 

 

 

samedi 12 novembre 2016

Quelles Techniques de Langage pour changer de poste ??




Les Techniques de Langage pour sortir du lot en entretien d'embauche !

 

Nous sommes nombreux à vouloir changer de poste, mais avons-nous tous et toutes, les éléments en main pour prétendre au poste de nos rêves ?

Il s'agit parfois de quelques erreurs d'inattention, qui peuvent provoquer un malaise général entre vous et le recruteur et patatras !

Quelques conseils pratiques trouvés pour vous, Délégués en phase de recherche de poste.

 

Source : keljob

 

Pour réussir un entretien d’embauche, il faut s’entraîner.

S’entraîner à adopter les mots et formulations qui produiront le plus d’impact auprès des recruteurs.

Quelques experts révèlent leurs astuces pour mettre toutes les chances de son côté face à un employeur potentiel.

 

Attention aux  jugements négatifs

 

Question classique : un recruteur vous demande pourquoi vous avez démissionné de votre poste précédent.

 Plutôt que de dire “je n’avais pas assez d’autonomie”, dites  plutôt  “j’avais envie d’une plus grande marge de manœuvre ”.

 Il suffit donc de transformer une négation par une affirmation, car si le sens est rigoureusement le même, l’effet produit pas du tout ! 

Outre les questions de syntaxe, il faut aussi savoir changer sa façon d’aborder les choses.

 Si vous vous ennuyiez dans votre précédent job, on pourrait dire “ Voila, au bout de deux ans, j’avais fait le tour”. Le président du cabinet Piloter ma carrière, suggère alors de reformuler pour dire plutôt : “j’avais atteint les objectifs que je m’étais fixés”.  Vous sentez la nuance ??

Moins plaintif et plus dynamique.  

 

« Mettez donc plutôt du positif dans la forme, même si le fond ne l’est pas » dit un expert .

D’ailleurs l’argument vaut aussi si vous avez quelques réserves sur le poste à pourvoir.

 Si le salaire vous semble insuffisant, évitez  de dire la formule du genre : “le salaire que vous proposez n’est pas motivant”.

 Au contraire, il est plus stratégique de dire “le poste m’intéresse beaucoup, mais pourriez-vous revoir le niveau de la rémunération ? ”.

Et à l’inverse, s’il vous manque une compétence pour le poste, ne confessez pas trop vite votre faiblesse. 

Au lieu de dire “je ne sais pas faire“ mettez une réserve en disant

“je devrais sans doute monter en compétence sur le plan de…“.

 

Attention » aux petits mots » qui tuent

 

Pour les deux auteurs, il s’agit d’augmenter l’impact de son discours lors d’un entretien en faisant disparaître les mots parasites.

 « Nous avons, pour la plupart d’entre nous, des tics verbaux passagers, culturels, plus ou moins fréquents, poursuit Olivier de Clermont-Tonnerre.
Parmi ces scories du langage, quelques-unes sont très fréquentes, alors faites-y attention ».
Le consultant, directeur associé chez Atomos Conseil, cite ainsi des locutions comme en “général” ou “souvent” qui sont à bannir.

 

 Autre béquille verbale : beaucoup de candidat abusent du “un peu”. Exemple : “je suis un peu spécialiste de la question” ou encore “je vais vous expliquer un petit peu”. « Pourquoi minimiser ce qui n’a pas besoin de l’être ? », intervient Olivier de Clermont-Tonnerre.

 

Apprendre à choisir des mots “moteurs” pour son discours

 

« Mettez du dynamisme dans le choix de votre vocabulaire, conseille le coach.

  Prenez conscience de l’impact du choix d’un mot ou d’un autre : c’est la richesse du vocabulaire de la langue française qu’il vous appartient de savoir exploiter à votre avantage. »

 

Pour appuyer sa démonstration, le coach cite quelques mots “freins” à remplacer par des mots “moteurs” comme dire dans “quel but” plutôt que “pourquoi”, “challenge” plutôt que “problème” ou encore “et” à la place de “mais”.
 Il est dommage de déclarer “je suis très intéressé par ce poste, mais je n’ai pas d’expérience”, quand on peut aussi bien dire “je suis très motivé par ce challenge et je suis prêt à m’investir dans la connaissance du secteur. ”

 

Ne pensez pas à la place du recruteur

 

Dernier conseil : « ne préjugez pas de la qualité de ce que vous faites, insiste l’expert.

. Laissez, par exemple, à l’autre le soin de juger qu’un résultat est, en fait, un échec, que votre parcours est atypique ou bien le fruit du hasard ou bien encore exceptionnel ».
 Pourquoi braquer le recruteur en lançant  “j’ai un parcours atypique”. Notre consultant vous recommande plutôt une formulation plus neutre, et donc plus positive, comme “mon parcours professionnel s’articule en X phases” ou “j’ai mené ma carrière professionnelle de façon à pouvoir… ”.

 

Il ne vous reste plus qu’à vous enregistrer pendant votre préparation pour prendre conscience de toutes les améliorations à apporter à votre discours et qui vous permettront d’avoir plus d’impact devant le recruteur.

 Notez bien ces conseils précieux pour vos futurs entretiens de qualité.

Vous ferez sentir votre différence !!

Bonne semaine à tous pour vos recrutements !
 

Frantz Dallemand

Novembre 2016

Haut du formulaire

 

vendredi 4 novembre 2016

On dit du MAL de vous ? Comment gérer ?


Rumeur d’Humeur en Visite Médicale…il faut qu’elle Meure !



 
De temps à autre, il est un mal sournois, un mal profond qui ruine l’entreprise et les hommes qui la compose dont beaucoup peuvent  être  victimes ou s’en faire l’écho.

Ce qui est pire.

 Quelle est donc cette habitude ruinante sous bien des plans ?

Je veux ici parler de la rumeur.

Tel un sournois ver dans la pomme, la rumeur pénètre les esprits et devient vite, sans que l’on s’en rende compte, assez incontrôlable, si elle n’est pas interceptée à temps, pour consommer de ses fines dents, l’intégralité du fruit.

Mon titre est volontairement provocateur car la rumeur sape l’estime de soi, mine les cœurs et ébranle les équipes.

 

Exemple de « Radio-moquette »

 "Un tel vit avec une telle, pas étonnant qu’il ou elle ait des résultats, il est médecin ou pharmacien."

-sous entendu : collusion d'intérêts !

"Un tel travaille peu, a peu de résultats, pas étonnant, il est pas investi, pas motivé.."

-sous-entendu : impact vie personnelle sur vie pro !

"Un tel a des activités parallèles, a beaucoup changé dans sa personnalité, il veut prendre l’ascendant sur le reste de l’équipe…"

-sous-entendu : tentative de sabotage, pilonnage du groupe

"Un tel a un blog à succès dans la sphère francophone de la visite médicale… mais comment fait-il ?"

-je vous laisse le soin du sous-entendu !

; )

Il y en a tellement d'autres et vous en avez en tête de nombreuses rumeurs..

Bref, vous avez tous connu cela à un moment de votre carrière.

Etrange habitude que de se mêler de la vie privée des uns et des autres.

C’est vrai que de tels enfantillages, ce manque de maturité peut avoir des conséquences + /- graves.

Surtout lorsque l’on touche à des espaces sacrés (famille, vie sociale, habitudes de vie, appartenance religieuse etc…)

 

Une définition dans l’encyclopédie Wiki nous en donne la plus fine mesure :

Une rumeur est un phénomène de transmission large d'une histoire à prétention de vérité et de révélation par tout moyen de communication formel ou informel.

Cette définition recouvre des réalités très diverses :

  • les fausses informations, erreurs journalistiques et manœuvres de désinformation, pourvu qu'elles soient révélées a posteriori et fassent controverse ;
  • les préjugés, quand ils sont racontés et non seulement assénés — c'est pourquoi on a pu parler en particulier des Protocoles des Sages de Sion comme d'une « rumeur » antisémite ;
  • la propagande, quand elle prend appui sur des histoires de vie, des cas exemplaires, des théories globales ;
  • le canular, quand il n'est pas encore révélé — ainsi certains auteurs parlent-il de l'émission radiodiffusée en 1938 d'Orson Welles sur la « Guerre des mondes » comme d'une rumeur ;
  • certaines formes de théorie du complot, quand la narration importe davantage que la révélation ;
  • la légende contemporaine ou légende urbaine, quand elle perd son côté purement anecdotique et se trouve au centre de controverses, en particulier médiatique — exemple : longtemps classée « légende contemporaine », l'histoire du « terroriste au grand cœur » s'est vu affubler du qualificatif de « rumeur » peu après les attentats américains du 11 septembre 2001 [un homme prévenait de l'imminence d'un attentat une bonne âme responsable d'une bonne action] ;
  • la communication virale (dite marketing viral), quand le produit promu disparaît sous la (trop) « bonne histoire ».

Les rumeurs peuvent faire partie de techniques d'influence dans le cadre de stratégies de diversion.

 

En résumé :

 
La rumeur est une information :

 fausse ou partiellement erronée

 présentée sous un angle pervers

•d’une source non identifiée,

•qui entre dans le conscient et l’inconscient collectif,

•Qui peut se développer par divers media, notamment Internet

 

Ce mal insidieux gagne tous les milieux et comme vous vous en doutez, le monde de la Visite Médicale n’est pas épargné.

Pourquoi ?

Métier solitaire, en mal de reconnaissance, où la distance, l’esprit critique face à des informations n’est pas toujours un mode reflexe.

Plus simplement, manque d’analyse, simple ignorance, où alimenter des boniments permet de faire parler un peu de soi ?

Envie de créer du buzz ?

Volonté de manipuler les personnes pour arriver à ses fins ?

Peut-être un peu de tout cela.

Mais qu’importe.

 

Je crois que l’on a bien autre chose à faire que de se mêler de la vie de nos voisins, ou collègues.

Comment se départir de ces situations désagréables ?

 

1 / Analyser la problématique

Pas facile quand on ne sait pas.

Il y a des signaux faibles difficiles à appréhender.

Le «  café –collègues » est occasion d’apprendre sur vous par d’habiles questions.

« Tu crois que l’on parle de cela en ce qui me concerne ? Qu’en penses-tu ? »

« Certains disent cela sur moi, tu penses que c’est vrai ? »

Comme la franchise des propos est denrée rare, mieux vaut interroger plusieurs personnes, pour se faire une idée globale.

Sachez une chose, de la façon dont vos collègues  parlent en mal des autres, de grandes chances existent pour que l’on parle aussi en mal de vous !

Vous avez des infos négatives mettant en cause votre honneur ?

 Alors dégonflez la baudruche avant qu’elle ne vous explose à la figure.

Comment ?

Demander TOUJOURS un entretien avec sa hiérarchie pour analyser à froid la situation.

Surtout lorsque la situation est grave.

On peut ne pas avoir connaissance de ce qui arrive en interne.

Identifier les éléments perturbateurs, la portée de ce qui va arriver.

Laissez la hiérarchie gérer .

 

 

2/ Contrôler sa communication

Utiliser l’humour, la dérision pour déstabiliser certains.

A défaut, faire passer un message en réunion avec appui de votre chef.

Histoire de tuer la rumeur de demi-vérités !

Allumer des contrefeux peut se révéler utile aussi !

J’entends par là, distiller des infos, des éléments de langage choisis, mais vrais, qui satisferont le groupe.

« Oui, j’ai en ce moment de bons résultats grâce à un réseau médical, qui m’aide bien.

« Oui, j’ai un blog à succès qui n’empiète pas sur mes activités pro, c’est une façon de partager »

Eh oui, le monde de l’entreprise est aussi très politique !

C’est comme ça et vous n’y pouvez rien !

Juste l’accepter.

 

3/ Tirer leçons

Vous avez été victimes de rumeur ?

Sachez la prochaine fois, à qui vous parlez !

Tout le monde n’a pas les capacités pour garder un secret.

Choisir ses amis, ses paroles, ses actions peut être une gageure.

Pas évident dans le feu des paroles de garder sa langue.

Dans tous les cas : RESTER FACTUEL, TOUJOURS LE MEME DANS LA DUREE

Keep calm and stay alert !

Sachez aussi prendre du recul, de l’auto critique car vous avez sans doute envoyé un mauvais signal, mal interprété.

Leçon de vie !

Avec un peu de temps, la rumeur s’effondrera, si vous avez mis toutes les chances de votre côté.

 Je ne peux résister à cette dernière citation, que je livre à votre réflexion :

  "Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des gens d'autant plus sévères qu'ils ne font rien du tout."

 Jules Claretie

 

Bonne semaine !

Méfiez-vous des rumeurs !

 

Frantz DALLEMAND

COPYRIGHT-Novembre 2016