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vendredi 16 décembre 2016

Virés demain ??? Comment faire face ?


Comment rebondir après un licenciement ??

 



 Jean connaît bien ce refrain : licenciements, plan sociaux des firmes pharmaceutiques, plan de départ volontaire.

« Coup dur pour les salariés d'Astra-Zeneca. Le laboratoire vient d'annoncer deux nouveaux plans de restructuration. Environ 1 600 emplois dans la R&D et 2 300 postes dans la vente et l'administration sont sur la sellette. »

« Daiichi Sankyo prévoit de licencier 284 de ses 303 salariés français ».

« Servier, une sortie de crise réussie » lit on récemment dans le magazine Visite Actuelle.

 

Cela fait des années que Jean entend cette chanson.

C'est dramatique, c'est  vrai mais il ne se sent pas trop, pas encore concerné.

Si bien qu’il ne l’entend plus, d’ailleurs, ce refrain.

Il faut dire que Jean est Délégué Médical Ville depuis 10 ans ; il connaît bien ses médecins, ses produits, son secteur.

Il connaît Paris et ses Unités d’Analyse comme sa poche.

Les bons restaurants, les cafés, les collègues.

Les pharmaciens l’aident bien en cas de pathologie saisonnière pour son anti histaminique.

Ils l’aident à faire le réassort pour le printemps, lors des pollens et autres allergies aux bouleaux.

Toujours souriant, affable, un mot gentil aux secrétaires médicales des cabinets qu’il visite, Jean se dit « Pfff..toujours la même rengaine des labos pour nous mettre la pression.. »

Ce n’est pas pour moi. »

Il se rassure comme il peut, Jean.

De toute façon, il est bon en communication, en gestion territoriale et a des résultats prouvés.

 C’est le plus important.

Un jour, il est en retard à un rendez- vous professionnel.

Il ne fait pas attention alors qu’il court pour être à l’heure avant les patients.

Il les connaît ces patients.

Les retraités qui veulent passer avant tout le monde !

Tout à coup, ziiiiip !!, son pied dérape sur une flaque d’huile qu’il n’avait pas vu.

« Maudite flaque ! ».

Il glisse durement sur le bitume, sa mallette tombe et s’ouvre en répandant ses documents sur le sol mouillé.

Maudite flaque !

Sa cuisse gauche lui fait mal, la cheville aussi.

Il ramasse ses documents tant bien que mal, contrarié, et récupère au plus vite ses fiches "poso" qui ont volé.

Heureusement personne sur le chemin, quelle honte sinon !

Jean boite un peu mais son costume est relativement propre.

Un dernier regard sur son aspect vestimentaire.

C’est ok.

Peu de patients en salle d’attente ! Ouf 

Arrivé au cabinet, la douleur le rappelle.

Il en fait part au médecin quand même, qui l’examine.

« Humm. Vous feriez bien d’aller faire une radio », lui dit-il.

- Mince…je n’avais que cela à faire…

Bilan ?

Belle entorse, limite déchirure.

De fil en aiguille, arrêt de 6 semaines pour consolider la cheville.

Impossible de conduire.

Jean est embêté, soucieux même.

Le labo lui cherche des soucis sur des évènements plus ou moins déclarés il y a  6 mois, et envisage un licenciement pour faute.

L’affaire est entendue : le labo doit se séparer de Jean.

Obligé.

Les allocations chômage ne tombent pas en temps et en heure.

Il a des enfants à nourrir et leur école privée à payer.

Des charges, des taxes.

La vie bascule si vite !

Il est pourtant bon, et généreux notre ami Jean.

Il a des résultats prouvés.

Mais voilà, il n’a jamais envisagé cette situation professionnelle, ce licenciement abusif.

Jean ne voulait pas ouvrir les yeux sur des perspectives de postes d’Hospitalier, ou de Key Account Manager.

« Directeur ? Jamais de la vie ! ».

 Et vous ?

Si demain, vous êtes virés, comment allez-vous rebondir ?

Vous qui lisez cette histoire, vous vous sentez comment ?

L’avez-vous vécue ?

Vers qui se tourner ?

Vous êtes perdus, vous vous sentez trahi par une entreprise à qui vous avez voué votre existence.

Conviction sur un produit, rigolades en séminaires, les perspectives de nouveautés thérapeutiques vous ont amené à croire en la stabilité de votre poste.

10 ans de métier quand même !

Lorsque le couperet de PSE, de licenciement tombe, c’est très souvent un choc émotionnel immense.

Pour beaucoup !

« Fracture, douche froide, rupture » ai-je encore lu récemment..

C’est loin, très loin d’une « sortie de crise réussie ! »

 Alors vous vous dites,

« Il va falloir prendre mon bâton de pèlerin, me vendre, refaire ou faire un CV ».

Les questions que je vous invite à vous poser sont celles-ci :
 

-APPARTENEZ VOUS A UNE ENTREPRISE OU A VOUS-MEME ?

-NE REDUISEZ VOUS VOTRE EXISTENCE QU’A VOTRE METIER ?

 

Réfléchissez.

Un licenciement est un incident de parcours, c’est tout.

Ok, c’est un stress.

Mais vous n’êtes pas toujours responsable.

Il ne remet nullement en cause vos compétences, vos choix, vos droits.

Vous avez peur du changement, mais pourtant, vous l‘avez déjà fait.

Changement de secteur, de produit, de DR, de boite…

Et vous avez réussi, non ?

Fini le bon temps où l’on entrait à 20 ans et l’on sortait à 60 (en France dans les années 80).

Je vous invite vivement à lire ou regarder des livres sur la Conduite du Changement.

Vous en trouverez beaucoup sur Amazon.

Aujourd’hui et plus que jamais, il faut être mobile, souple, réactif, anticipatif…comme votre labo, du reste.

Lui, il a parfaitement compris !

« Une montgolfière, si elle veut s’élever, doit un moment lâcher du lest. »

C’est comme cela, le monde des entreprises, et les labos-dois-je le rappeler- sont des entreprises, non des associations caritatives.

Elles aussi sont soumises à des arbitrages peu simples.

Alors c’est vrai qu’à 50, 55 ans, ce n’est pas facile, je l’avoue.

Et la France ne brille pas sur l’employabilité des « seniors », même si ce taux est faible comparativement au reste de la population active française.

Voyez plutôt la courbe en vert sur les 10 dernières années.

 



Mais vous, Délégués, ou DR, êtes riche de nombreux points et vous n’en avez pas forcément conscience.

Lisez bien :

Courage, détermination, compétences pratiques opérationnelles, promotion de produits à valeur ajoutée, relationnel client, gestion des projets, de budget, reporting, management d’équipe, communication, autonomie, connaissance de sujets pointus, de mécanismes complexes, de production de résultats, animateur de réunions, gestion de clients difficiles, maitrise outils informatiques, sens de l’organisation …etc….

Et nous avons cette chance d’organiser notre temps comme l’on veut.

Nous avons tant à offrir !

Je ne suis nullement conseiller chez Pôle Emploi (Agence d’Emploi Française), mais je remarque quelque point à faire valoir dans la "VMsphère" internationale.

3 encouragements simples.

 

1er POINT : relooker votre CV

Le reflexe serait de déposer votre CV partout, avec précipitation.

C’est aller un peu vite en besogne.

Passer d’un point A  à B en mode tangente.

Hors, une entreprise n’achète que des compétences, pas un CV (un peu) dépassé ou non mis à  jour.

Elle achète, en fait, un futur.

Charge à vous d’assurer la transplantation de ce futur.

Votre ancien cœur sur un nouvel organe, qu’est votre nouvelle boite, en quelque sorte.

Bien sûr, le CV est la base.

C’est le lien pour que la greffe prenne.

Il faut donc que ce CV apparaisse moderne sur la forme, et à jour sur les formations, missions, résultats obtenus.

Mettez des chiffres clefs, votre secteur d’activité.

Eclairez, illuminez votre parcours, sachant qu’un recruteur lit trèèèès vite !

L’objectif est de donner envie, de décrocher un poste ou une formation, une reconversion sur un CV bien rédigé et clair.

Et surtout grâce à la fameuse lettre de motivation, ciselée, adaptée en donnant les raisons de votre choix d’entreprise.

A propos de reconversion, avez-vous vu si votre profil matche avec d’autres secteurs connexes ?

Voir www.evolution-vm.org

Expliquez en entretien, à votre prochain recruteur, la cohérence de votre parcours, vos perspectives, vos solutions…bref ce que vous pouvez apporter, la façon dont vous êtes enrichi de vos expériences.

Là, vous marquez des points, lors de la rencontre professionnelle.

 

2ème point : faites un atout de votre âge

Vous avez 45 ans et plus ?

On dit quelquefois que l’âge est un désavant...age ! (Dès avant Age ???)

Avant quoi ?

De Gaulle a été président de la république française à 67 ans.

Mitterrand à 65..

Shimon Peres ( 90 ans), Gustav V, roi de Suede ( 92 ans ) Beiji Caid, président de Tunisie, 90 ans..

Ils auraient pu prétendre à une retraite, non, plutôt que de chercher à aspirer à une forme de pouvoir ?

Cela prouve que l’on est toujours assez jeune, pourvu que l’on apporte de la valeur à un projet, et qu’il n’y a pas d’âge pour les braves.

Faites-le donc remarquer, en tout cas, c’est une force.

Maintenant, si vous avez entre 25 et 40 ans, foncez !

Vous avez le droit et le devoir de vous tromper ou de réussir.

 

3ème point : quelle est votre valeur ?

 

Vous êtes cadre sur un secteur marchand très rentable ?

Vous êtes donc rare sur le marché, car opérationnel rapidement.

C’est votre capital humain.

Ce capital ou « Manpower », se monnaye sur un marché, selon expérience et résultats.

Même si votre valeur ne se résume pas qu’à un chiffre brut sur une fiche de paie, votre valeur existe et ne doit pas être bradée.

Votre autre capital, c’est le capital-confiance.

Inestimable.

Avec la foi en vos capacités, entre autres, vous soulèverez des montagnes !

On croira en vous et vous serez perçus comme différent, lorsque vous choisirez votre entreprise.

Votre intelligence émotionnelle vibrera et la rencontre avec les prochains chefs de vente –si c’est là où vous voulez aller-se fera sentir.

Dernier point, soyez actif sur les réseaux professionnels en cultivant votre image inestimable, sans faire sentir que vous êtes aux abois ; le problème de l’instantanéité des réseaux, c’est que tout va vite…

Optimiste, positif, juste sur vos prétentions salariales, vous faites votre « personal branding », votre autopromo, quoi !

 

CONCLUSION

Voulez-vous ressembler à notre Jean, du début de cette histoire?

Préférez- vous plutôt (re)prendre le contrôle de votre vie ?

Alors souvenez-vous qu’un job est à votre service, et non l’inverse.

 

3 citations :

« Ne pas prévoir, c’est déjà gémir » Léonard de Vinci.

« L’emploi est un mauvais maitre, il nous fait croire que nous sommes indispensables ! » inconnu.

« Tout semble impossible jusqu’au moment où cela est réalisé » Nelson MANDELA.

Ou si vous aimez Mary J. Blige, et que vous lisez l’anglais.


 

Prenez soin de vous !

Bonne semaine à tous !

 

Source d’inspiration :

-Cadre dirigeant magazine, journal Le Monde

 

 

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Frantz DALLEMAND

DECEMBRE 2016

 

 

 

 

 

 

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